Féminin et masculin : et si notre équilibre intérieur passait par ces deux polarités ?
Je ne parle pas ici de genre, mais de deux énergies qui existent en chacun de nous, féminine (le Yin) et masculine (le Yang), que l'on soit une femme ou un homme.
Hier, en écoutant une musique, je me suis laissée porter par les différents instruments qui la composaient.
Des sonorités graves et aiguës.
Des sons forts et d'autres plus légers.
Des rythmes rapides, puis plus lents.
Et pourtant, malgré toutes ces différences, quelque chose s'harmonise dans un équilibre subtil.
Cette richesse m'a fait penser à moi et aussi à l’être humain.
Car pendant une grande partie de ma vie, j'avais refoulé ma féminité.
Mon éducation, certaines expériences de mon enfance et les croyances que j'avais construites m'avaient amenée à penser que, pour avoir ma place dans la société en tant que femme, il fallait être forte, invulnérable, et être davantage dans une énergie masculine pour réussir professionnellement.
Alors j'ai créé ma forteresse.
J'ai appris à être forte.
À être dans l'action.
À avancer sans écouter mes besoins réels.
À ne pas trop montrer ma sensibilité.
À mettre certaines émotions de côté.
Mais la vie m'a peu à peu amenée à comprendre quelque chose :
Pour être pleinement alignée avec soi-même, il ne s'agit pas de choisir une partie de soi au détriment d'une autre.
Il s'agit plutôt de trouver un équilibre entre nos deux polarités.
Nous avons, en chacun de nous, ces deux polarités qui peuvent se compléter.
Notre féminin, dans son énergie Yin, peut être associé à l'empathie, la sensibilité, la créativité, la douceur, la réceptivité, l'intuition, le ressenti, l'introspection, l'accueil et le lâcher-prise…
C'est une énergie tournée vers l'intérieur.
Elle peut nous inviter à ralentir, à écouter, à ressentir…
Je l'associe à la Lune, à la Terre…
Notre masculin, dans son énergie Yang, peut être associé à l'action, au mouvement, à la protection, au soutien, à la force, à la structure, à la capacité à poser des limites, à organiser, à analyser et à avancer...
C'est une énergie tournée vers l'extérieur.
Elle peut nous inviter à agir, décider, construire, explorer…
Je l'associe au Soleil, au Ciel…
Et nous avons besoin de ces deux dimensions.
Avec le temps, je me suis aperçue qu'en me coupant de ma féminité, je m'étais aussi coupée d'une partie de mon essence.
J'ai dû me réapproprier cette part de moi que j'avais profondément enfouie en moi.
C'était tout un apprentissage.
☯️ Le Yin et le Yang
Nous avons besoin du Yin et du Yang pour retrouver notre équilibre.
Comme dans cette musique que j'écoutais.
Ce ne sont pas les mêmes sonorités.
Elles sont même parfois opposées.
Et pourtant, c'est leur complémentarité qui crée l'harmonie.
Dans notre vie, il peut en être de même.
Il y a des moments où nous avons besoin de notre Yin :
ralentir, ressentir, accueillir, écouter, laisser venir.
Et d'autres moments où nous avons besoin de notre Yang :
agir, décider, avancer, poser une limite, explorer.
Si nous restons trop longtemps dans le Yin, nous pouvons avoir du mal à passer à l'action.
À l'inverse, lorsque nous sommes constamment dans le Yang, dans l'action, l'agitation ou la suractivation, nous pouvons finir par ne plus entendre nos propres besoins.
L'équilibre ne consiste donc pas à rester toujours au même endroit.
Il consiste peut-être à savoir quand avancer et quand ralentir.
Quand agir et quand accueillir.
Quand être dans sa force et quand laisser place à sa sensibilité.
Et si l'équilibre commençait par mieux nous connaître ?
Aujourd'hui, je pense que ce travail intérieur peut profondément changer notre manière de vivre.
Parce qu'en apprenant à écouter nos deux polarités, nous apprenons aussi à mieux nous connaître.
Et lorsque nous commençons à nous connaître véritablement, quelque chose peut s'apaiser.
Dans notre relation à nous-mêmes.
Mais aussi dans nos relations aux autres.
Nous n'avons plus besoin de lutter constamment contre une partie de nous.
Nous pouvons peu à peu lui faire une place.
Peut-être que l'harmonie ne naît pas lorsque nous devenons quelqu'un d'autre…
Mais lorsque nous faisons enfin de la place à toutes les parts de nous-mêmes.
Et si…
Et si votre force ne consistait pas toujours à être fort ?
Et si votre sensibilité pouvait, elle aussi, être une forme de force ?
Et si votre équilibre intérieur ne se trouvait pas dans le fait de choisir entre agir et accueillir, contrôler et lâcher prise, force et sensibilité…
Mais dans votre capacité à passer librement de l'un à l'autre, selon ce que la vie vous demande ?
Et vous ?
Vous arrive-t-il de sentir que vous êtes parfois trop dans l'action…
Ou, au contraire, que vous avez du mal à passer à l'action ?
Et que se passerait-il si vous commenciez simplement à écouter ce dont vous avez besoin, ici et maintenant ?


